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Towards lance un appel à projets et une collecte de cartes !

Cette rubrique reprend les projets de cartographie subjective réalisés dans le cadre de Towards.

Faire des cartes de Bruxelles. Nous sommes d’ailleurs plusieurs à nous y intéresser. Que ce soit pour développer des plans pour la ville, pour compiler des souvenirs, pour affirmer une position politique, sociale, culturelle ou économique, pour archiver des projets ou encore par pur plaisir esthétique...

- Vous avez des choses à dire sur le sujet, des idées à partager, des workshops à proposer ?

- Cartographe professionnel ou amateur, vous avez réalisé des cartes Bruxelles ou vous désirez en réaliser ? Vous pensez qu’il serait intéressant de réfléchir à des représentations qui assument l’inévitable part de subjectivité dans l’approche du territoire ? Vous êtes convaincus que de la complexité de notre capitale en appelle à favoriser la pluralité des visions cartographiques ?

Si oui, faites-nous parvenir vos propositions ou encore des cartes qui racontent Bruxelles différemment pour compléter notre atlas bruxellois de cartographie subjective.

Contributions :
- Un résumé de votre potentielle contribution au projet.
- Autant de cartes de Bruxelles que vous le désirez (de préférence en haute résolution) accompagnées chacune d’un abstract succinct qui explique votre démarche (10-15 lignes).

Contact :
- rhoulstan@gmail.com
- veronique@citymined.org

Carte commune

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Suite à la première exposition Towards qui rendait compte des cartes subjectives d’interventions urbaines des artistes Nathalie Mertens, Nedjma Hadj, Tiziano Lavoratornovi, Harrisson et Benoît Deuxant, Agence, Rival, Katlheen Mertens et Syndicat d’Initiatives, le bureau de graphisme Speculoos s’est attelé à la tâche de faire communiquer ces différentes cartes, de rassembler les informations de chacune d’entre elles au sein d’une carte commune, afin de créer de nouveaux recoupements et des liens inattendus. Chaque artiste s’est vu proposer de remplir un tableau qui permettrait d’extraire une série de données communes : date de l’intervention urbaine, description de celle-ci, etc. L’hypothèse était que les liens se produiraient essentiellement par la concordance des données géographiques : deux cartes décriraient de manière différente le même point, ajouteraient des points de vue à la même paire de coordonnées. Contre toute attente, c’est la poésie brute des descriptions qui a servi de fil conducteur pour la création de cette carte commune, à la fois bande dessinée géographique et phylactère topologique de récits urbains.

Mises en commun/Interviews

Nathalie Mertens, ?-2006_Inventaire spatiotemporel illustré de Bruxel.

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Suite à votre projet, nous vous avons demandé de compléter un tableau qui constituera la première source de la base de données commune. Est-ce que vous le percevez comme une continuité de votre boulot ou comme une rupture imposée de l’extérieur ?

— C’est d’une certaine manière une continuité, ou une mise en évidence de mon envie/désir de rassembler des traces de ce qui se passe et s’est passé à Bruxelles de manière plus informelle. Je dis continuité car j’ai participé activement aux répertoires “Bunker souple” de 1998 et 2000 (répertoire d’initiatives “informelles” bruxelloises).

—  Si vous n’avez pas rempli ce document, c’est parce que vous pensez que ça n’aboutira à rien (ça nous intéresse aussi !)

— Je l’ai rempli, mais Véro a du taper sur le clou et le clou...

—  Qu’est ce qui vous intéresse/ne vous intéresse pas dans une mise en commun de vos informations ?

— La mise en commun des infos donne une vision plus large suivant les intérêts et passions (le dada) de chacun.

—  Quel est votre outil cartographique bruxellois favori ? Préféré ?

— Le plan Derouck et le cadastre pour connaitre les propriétaires des maisons vides mais là c’est plutôt la base de données qui m’intéresse.

—  Si vous avez rempli le document, comment avez-vous réduit vos données collectées pour qu’elles rentrent dans les colonnes du tableau ?

— Moi et excell c’est pas gagné , Véronique et Laurence ont corrigé... Ça a mis en évidence le fait que j’avais tendance à en faire trop (de cartes), évidemment j’aime le moment des rencontres qui sont joyeuse et créatives, prendre les photos dans la ville ... Je crois ne pas encore avoir perçu ce que ça va devenir mais je suis très curieuse du résultat de tout ça !

—  Qu’est ce que vous pensez y avoir gagné/perdu ?

— Vous pouvez répéter la question ? Flou dualistique !

Télécharger les photographies des cartes en haute résolution (32 MB)

Nedjma Hadj, 2006_Videomap.

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Suite à votre projet, nous vous avons demandé de compléter un tableau qui constituera la première source de la base de données commune. Est-ce que vous le percevez comme une continuité de votre boulot ou comme une rupture imposée de l’extérieur ?

— Ce travail vidéo n’est pas en rupture avec mon travail habituel. La thématique « cartographie d’interventions urbaines » guide depuis longtemps mon travail dans le sens où je me pose depuis longtemps la question de comment représenter la ville. Cette thématique est intéressante mais difficile. Il faut se donner le temps de l’approfondir et d’être alimenté par des personnes ressources... Le terme cartographie pour moi est surtout lié à la représentation d’un territoire.

—  Si vous n’avez pas rempli ce document, c’est parce que vous pensez que ça n’aboutira à rien (ça nous intéresse aussi !)

— Pas rempli parce que les catégories proposées par le tableau ne correspondaient pas du tout à mon travail.

—  Qu’est ce qui vous intéresse/ne vous intéresse pas dans une mise en commun de vos informations ?

— Le fait de mettre ensemble des choses qui paraissent impossibles à mettre ensemble. Une « tentation » intéressante. Je ne suis pas une « acharnée » de la mise en commun. Je suis plus attirée en général par des projets plus fragmentés, mais je suis curieuse du résultat.

—  Quel est votre outil cartographique bruxellois favori ? Préféré ?

— Toutes les cartes ! Les cartes de rando, de cyclistes, de magasins... De chacune on tire quelque chose. J’aime beaucoup aussi les cartes militaires et les cartes navales...

—  Si vous avez rempli le document, comment avez-vous réduit vos données collectées pour qu’elles rentrent dans les colonnes du tableau ? Qu’est ce que vous pensez y avoir gagné/perdu ?

— Rien gagné/rien perdu puisque je n’ai pas rempli le tableau...Ce qui ne m’a pas frustrée d’ailleurs !

Tizanio Lavoratornovi, 2006_ Sans Titre.

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Suite à votre projet, nous vous avons demandé de compléter un tableau qui constituera la première source de la base de données commune. Est-ce que vous le percevez comme une continuité de votre boulot ou comme une rupture imposée de l’extérieur ?

— Ce travail autour de la cartographie m’a permis d’exploiter des problématiques qui n’étaient pas prédominantes, dans la pratique que j’abordais à l’époque où la proposition a été lancée. Il n’y pas eu vraiment confrontation, mais plutôt intégration ou traduction dans le sens où mes premiers dessins tendaient plus à rechercher des codes graphiques, qui permettraient diverses relations entre les données sur les associations et mes images (les formes et sujets récurrents dans les dessins que j’avais dans mon carnet). A présent, j’ai pris goût à ces dessins, et je travaille une pratique de dessin en couleur sur base d’images sattelites de la ville, de plantes, et de données sur les divers liens entre les collectifs actifs à Bruxelles.

—  Si vous n’avez pas rempli ce document, c’est parce que vous pensez que ça n’aboutira à rien (ça nous intéresse aussi !)

— Je l’ai rempli ... l’aboutissement est à venir.

—  Qu’est ce qui vous intéresse/ne vous intéresse pas dans une mise en commun de vos informations ?

— C’est le nouveau statut de ces informations. Je crois que juste en faire une banque de données ne suffit pas, il faudrait définir les potentielles affinités entre chaque carte, et à la fois toutes les redéterminer sur un nouveau plan plus large, et y trouver un intérêt actif (dans le présent) et non des simples données classées (de l’orde d’une histoire figée). Bon je ne fais que parler, je n’ai pas vraiment de solution mais c’est à discuter ensemble.

—  Quel est votre outil cartographique bruxellois favori ? Préféré ?

— La photo satellite a un chouette potentiel, mais je ne peux pas dire que je l’aie bien utilisé. Il faudrait que je bosse pour que ça devienne mon favori.
Les images satellites me permettent de passer d’une dimension à l’autre (des image avec un zoom différent), et d’avoir le choix entre un plan (si je ne prends pas en compte les détails, mais juste le traçé des rues) et l’image de la ville.

—  Si vous avez rempli le document, comment avez-vous réduit vos données collectées pour qu’elles rentrent dans les colonnes du tableau ?

— Ça ne me les a pas réduit. Au contraire cela m’a permis d’obtenir des données que je n’abordais pas avec mon travail graphique. Il y a juste eu une petite modulation pour “les relations entre”

—  Qu’est ce que vous pensez y avoir gagné/perdu ?

— Une nouvelle pratique du stiff noir et couleurs, de nouveaux intérêts graphiques, des découvertes de collectifs ayant travaillés avec un tel ou un tel, le début d’une petite vue sur les activités et les relations tissées entre des collectifs ou associations bruxelloises.

Harrisson et Benoît Deuxant, 1995-2005_Cartographie des salles de concert qui ont marqué Bruxelles.

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Suite à votre projet, nous vous avons demandé de compléter un tableau qui constituera la première source de la base de données commune. Est-ce que vous le percevez comme une continuité de votre boulot ou comme une rupture imposée de l’extérieur ?

— À part le tableur Excell, oui, c’est un boulot qu’on avait déjà commencé.

—  Si vous n’avez pas rempli ce document, c’est parce que vous pensez que ça n’aboutira à rien (ça nous intéresse aussi !)

— Non, ça va.

—  Qu’est ce qui vous intéresse/ne vous intéresse pas dans une mise en commun de vos informations ?

— La réponse est dans la question : une mise en commun des informations et dans notre cas précis, relever les lieux “polyvalents”, musique et autre chose.

—  Quel est votre outil cartographique bruxellois favori ? Préféré ?

— La mémoire.

—  Si vous avez rempli le document, comment avez-vous réduit vos données collectées pour qu’elles rentrent dans les colonnes du tableau ?

— Il manque les données inchiffrables : qualité du lieu, qualité de la programmation, influence sur le reste de la scène, type de public/de concerts... et simplement la durée de vie.

—  Qu’est ce que vous pensez y avoir gagné/perdu ?

— La durée justement, il nous manque une dimension capitale, pas seulement une entrée de champ, mais une coordonnée axiale.

Agence, 2006_Cartographie des "quasi things".

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Questions I have concerning your questions :

—  Suite à votre projet, nous vous avons demandé de compléter un tableau qui constituera la première source de la base de données commune. Est-ce que vous le percevez comme une continuité de votre boulot ou comme une rupture imposée de l’extérieur  ?

— “le” means here map ? “boulot” means practice ? so, “boulot” in my case means art practice ?

—  Si vous n’avez pas rempli ce document, c’est parce que vous pensez que ça n’aboutira à rien  ?

— Which document are you talking about ? the grid that Véronique gave us ?

—  Quel est votre outil cartographique bruxellois favori ? Préféré ?

— What do you mean by “outil cartographique bruxellois” ? Are you talking about things that I use in order to make maps ? Or tools that I use in the “field” to make notes ? And are you talking about tools made by people from Brussels ? Or tools that I use for maps of Brussels ?

—  Si vous avez rempli le document, comment avez-vous réduit vos données collectées pour qu’elles rentrent dansles colonnes du tableau  ?

— Which document are you talking about ? The grid that Véronique gave us ?

—  Qu’est ce que vous pensez y avoir gagné/perdu ?

—  Do you mean what we win or lose with a common map ?

One question that I tried to answer :

—  Qu’est ce qui vous intéresse/ne vous intéresse pas dans une mise en commun de vos informations ?

There exists a big multiplicity of maps. One can map out many different things. The map that agency has presented at “Towards” is an existing map that was deposit by architects at the department of urbanism of the city of Brussels in order to demand a permission to renovate Leopold park. A part of the plan didn’t receive a permission for construction. Due to its scale, details and other significances it is difficult to insert this particular map in a general map of Brussels. A synthese of all maps into one map of Brussels interest me less. A general map would imply that most differences of the various maps would get lost. What interest me more is how a multiplicity of different maps can resonate with one another.

Rival, 1996-2006_Cartographie de graf’s.

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Kathleen Mertens, 1999-2005_Cartographie d’interventions urbaines dans l’espace public.

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Syndicat d’Initiatives, 1966-2006_Luttes urbaines et conquêtes d’espaces.

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Fallen fruit : A Mapping of Food Resources in Los Angeles.

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fallenfruitSmallMap

We began this project by mapping our neighborhood, Silver Lake, going street by street to identify untapped public resources and cataloging their location. We set out to only mark sites that involved no trespassing. Right away we began to speculate on the ethics involved, both on the part of residential growers and local harvesters.

Free food is available at every time of the year on the streets of Los Angeles. According to the law, if a fruit tree grows on or over public property, the fruit is no longer the sole property of the owner. Fruit trees in particular are highly decorative, and often demand no greater care than any other landscape ornamental. Los Angeles is particularly rich in this respect : bananas, peaches, avocados, lemons, oranges, limes, kumquats, loquats, apples, plums, passion fruit, walnuts, pomegranates and guavas, just to name a few, grow year round in every neighborhood in the city. These fruits ripen at different seasons, so free food is available year round in Los Angeles

Some communities have plantings of decorative fruit trees, such as sour oranges, which look charming but have little use. Public plantings almost never incorporate edible fruit trees, with one exception being the guava trees that shade parts of the Rose Bowl parking lot. Echo Park is known for the quantities of walnut trees at its northern end. Many parks and wild spaces have prickly pear cactus plantings, which yield both young cactus pads for nopales and prickly pear fruit. Accidental fruit trees arise from stray seedlings, an echo of Johnny Appleseed’s mission to populate the American frontier with apples, native to Eurasia. One of the most common street trees in California is the carob tree, source of a nutritious flour that can be used as a cocoa substitute, or the pods can be chewed whole.

Often a resident is reluctant to plant fruit trees because of the litter, fallen fruit that has to be disposed of ; likewise, locals are often reluctant to pick food within their grasp because they perceive it to be private property. The slow, “natural” processes of growth and fruition dramatize the shadowy nature of private property. Who does the sun belong to, and rainwater ? Why is this lemon in our public space ? Is this my banana ?

It is no small irony that most Americans eat less than the minimum recommended amounts of fruit and vegetables, even though they are all but free for the taking. Supermarket produce is quite expensive if you count it by caloric content, but the cost of processed food is ridiculous once you factor in the nutritional debit it incurs. Public fruit is more efficient to grow than farmed fruit because it eliminates the cost of transport. Since it is not a mono-crop, as in an orchard of a single variety of apple, there are far less pests and less chemicals required. A further irony is that most of the public fruit in Los Angles is organic, blessed by neglect. Is it safe to eat ? Absolutely. Should you worry about car exhaust fumes ? No. Those molecules are too large to penetrate the fruit and any smut that lands on the fruit can be washed off.

We call upon the city and urban planning groups to begin plantings that yield edible goods to be shared by the city’s citizens. How can these resources be developed to the benefit of all parties ? What ethical or contractual obligations are incurred ? It has been observed among many hunter-gatherer societies that when people “have more of something than they immediately need, they should carry out their moral obligation to share it out.”

All property owners with suitable sites should be obliged to plant edible trees, or else be taxed to provide food for the poor. Most European cities have communal gardens, which often provide up to half the food of poor families. We need city fruit parks that open their fields to anyone who is hungry. To discourage profiteering, individuals could be limited to taking only as much fruit as they can carry in their hands. This way everyone could give according to their capacities and receive according to their needs.

The utopian promise of California always pictured orange trees with snow-capped mountains in the distance. The new California should have oranges planted between office buildings and bananas in parking lots. Silver Lake is full of the ghosts of old Hollywood : James Dean, Rock Hudson, Judy Garland, Norma Talmadge and Buster Keaton lived here. Their ashes and discards filter through the soil to this day. Dead illusions feed the carnival of fruit that lines our streets.

Over time, we hope to involve more people, especially local activists best equipped to map their own neighborhoods ; the life of such a map is quite long, since fruit trees live for decades. While the Internet would seem to be the likeliest venue for such a project, a printed form is essential ; the most disenfranchised Angelenos have no access to a computer. Maps must be given to them in person.

When you reap the harvest of your land, you shall not reap all the way to the edges of your field, or gather the gleanings of your harvest. You shall not pick your vineyard bare, or gather the fallen fruit of your vineyard ; you shall leave them for the poor and the stranger. Leviticus 19:9-10
http://www.journalofaestheticsandprotest.org/3/viegeneretal.htm