Mapping architectural controversies
2010-10-29 14:26:46 - by
Rafaella Houlstan-Hasaerts
Mapping Architectural Controversies (MAC) is an interactive website dedicated to students and researchers working on controversies surrounding design projects, buildings, master plans, and urban and development issues. Documenting and visualising recent controversies in architecture, it also aims to address a broader audience interested in the design of cities, spatial networks and built environments as well as planners, representatives of city government, NGOs and citizens. As it is a part of the EU-funded project MACOSPOL, Mapping Architectural Controversies draws on a variety of documental sources and visual methods to explore the multifarious connections of architecture and society.
"The World" by Dubaï
2009-06-15 16:37:05 - by
Antoine Berlon
Cette photo-satellite issue de Google-earth représente "The World" qui est un archipel d’îles artificielles situé au large de l’Émirats-Arabes-Unis de Dubaï (golfe Persique). A termes, cet archipel représentera une planisphère où figureront tous les plus grands pays du monde.
Ce "très ambitieux projet architectural" rassemblera plus de 250 îles privées principalement allouées au tourisme. Les plus grandes fortunes du monde pourront s’offrir une île pour la modique somme de 10 millions de dollars pour les plus petites à 45 millions pour les mieux loties. Les travaux, toujours en cours, ont débuté en 2003 et devaient se stopper initialement en 2008. Il faut savoir que pour réaliser de tels édifices, une main d’œuvre, principalement d’origine étrangère travaille de manière continue, 24heure/24 et 7jours/7 dans une grande précarité.
Si vous voulez néanmoins acquérir une de ces îles, vous pouvez consulter ici le très noble site officiel.
The Yellow Flemish Wall
2009-06-10 15:38:09 - by
Antoine Berlon
"The yellow flemish wall" est la planche (voir fichier pdf) présentée par Vincent P.Alexis lors de son diplôme d’architecture. Ce travail présente une fiction basée sur la création d’une nouvelle commune de la Région bruxelloise. En voici le contenu qui mêle humour et grand projet de ville :
1 -La Flandres déclare son indépendance, la Belgique, pourtant pas si vielle que ça, n’existe donc plus telle qu’avant. Dans l’hypothèse où
Bruxelles et la Wallonie continue l’aventure belge, Bruxelles se retrouve
comme Berlin avant elle, isolée en territoire étranger...
2 – Le mur comme solution ? Impossibilité de communication entre
les néerlandophones et les francophones. Quel est le statut des
néerlandophones de Bruxelles ? Bruxellois attachés à leur racine
flamandes, ils sont du jour au lendemain « persona non grata » à Bruxelles. Usant de leur influence financière,ils décident de rester sur
le territoire bruxellois mais de se séparer néanmoins du reste de la ville
où ils ne sont plus chez eux.
La création de la 20ème commune de Bruxelles, une solution ?
BXL compte, selon des estimations 100 000 néerlandophones soit 10 ou 15 % de la population.
Conformément à cette proportion, il s’octroie 15% du territoire. Celui-ci étant limité, ils décident de s’implanter dans une logique mathématique
égalitaire. La 20ème commune de BXL comportera ainsi 256 « bits » de
350m sur 350 m, la moyenne d’occupation de ces « bits » est de 800
habitants. Cela correspond à de petits villages, idéal flamand de la vie en communauté. Ces murs enjambent, englobent les bâtiments existants.
Afin de se s’isoler conformément à leurs intentions, ils élèvent de hauts
murs sur le pourtour de leur nouvelle commune, vite surnommés « THE
YELLOW FLEMISH WALL » en raison de sa couleur pisseuse (avec la pluie, le lustre du jaune royal d’origine a vite disparu).
Les flamands jaunes de Bruxelles sont donc désormais séparés physiquement de l’environnement extérieur, la ville de Bruxelles est désormais invivable.
Une fois la construction du mur achevée, les nouveaux arrivants commencent par occuper les anciens logements. Inconfortables et inadaptés à leurs besoins, ils les délaissent vite pour construire leurs propres logements bien à eux. La destruction des anciens bâtiments étant interdite par la législation, ils commencent à construire dans l’espace restant : la rue. D’étages en étages, le niveau des murs est vite atteint. Un nouveau sol à l’air libre apparaît. Sur lequel tout est possible. Certains sauteront la phase de construction intérieure en concevant directement une toiture globale.
La rue devient alors intérieure. L’air, la lumière, le climat, tout est
désormais parfait à l’intérieur de ces bulles. Les commerces prospèrent, tout est propre, chaleureux, rien ne se dégrade. Ceux qui décident de construire leurs nouveaux logements à l’air libre ont la possibilité
d’habiter des lotissements de petites maisons ou les immeubles
fantasmagoriques... Les services nécessaires à cette nouvelle commune
correspondent à 1/3 de la superficie. Cela correspond à 85 plots. Il y a
entre autres :
– un zoo comprenant 256 espèces d’animaux différents, ce n’est pas beaucoup mais c’est déjà pas mal...
– une école d’architecture, où les jeunes flamands apprennent à faire de belles boîtes.
-plusieurs parcs d’éoliennes fournissant ainsi l’électricité nécessaire au fonctionnement de cette nouvelle commune.
– Mini-Europe, ce musée en plein air est installé au dessus du
parlement européen désormais ceinturé par le mur jaune [les
parlementaires, ne quittant jamais l’intérieur de leur bâtiment ne se
sont pas aperçu de la construction du mur, peut-être un vague bruit
de travaux tout au plus]. Ouvert à tout le monde, Mini Europe donne
une version d’une Europe belle et plaisante qui correspond aux souhaits
des flamands.
– le district de la vie nocturne, entièrement clos, disposant d’un éclairage artificiel 24/24H, la fête y est perpétuelle et l’ambiance garantie 100% brabançonne.
Tout cela fonctionne parfaitement et tout le monde est bien content."
La maison de la solidarité d’Ixelles
2009-05-08 10:35:14 - by
Antoine Berlon
Lorsque l’on se promène dans la rue du Viaduc à Ixelles, un bâtiment surprenant attire notre attention. En effet, le portail d’une belle maison, ainsi que sa façade sont ornés de cartes géographiques représentant la commune d’Ixelles. Cette "demeure" est en réalité la Maison de la Solidarité d’Ixelles qui accueille un nombre important d’activités diverses (culturelles, sportives mais également communales comme le contrat de quartier ainsi que participatives).
Le projet cartographique est intervenu tout d’abord sur le mur d’enceinte de la propriété de manière à créer une interaction visuelle : depuis la rue vers le bâtiment et vers le parc, en substituant les parois aveugles par des grilles en inox découpées au laser suivant un motif de cartes géographiques historiques.
Ce motif est réutilisé au travers d’une expression résolument contemporaine au niveau de la façade, de la crèche et de la cafétéria.
D’une part, cela permet de signaler le renouveau de ce centre culturel de
quartier et d’autre part de relier, par la valeur symbolique de ce motif,
l’intervention nouvelle à l’histoire de la commune et du bâtiment.
Le cabinet d’architectes B612 associates a réalisé les recherches d’archives qui ont permit l’élaboration de ce motif composé de différents dessin de cartes localisant le bâtiment dans la commune d’Ixelles à différentes époques de son histoire de 1878 à nos jours.
http://architecte.b612associates.net
Wandelen naar Kongo
2008-03-27 19:06:26 - by
Rafaella Houlstan-Hasaerts
Lucas Catherine, 2006.
La Belgique, ce n’est pas seulement les bières et le chocolat, c’est aussi le Congo. Léopold II était-il le premier et le dernier urbaniste de Bruxelles ? S’éloignant des clichés touristiques et suivant les traces d’un héritage colonial contesté, Lucas Catherine a organisé et cartographié de nombreuses balades dans Bruxelles. Des grands projets urbains aux bâtiments financés par l’argent de la colonie, en passant par les statues et les rues qui célèbrent la gloire des colons, Lucas Catherine se sert de la découverte de l’architecture comme moyen d’aborder une histoire sanglante et méconnue.
Voir : Lucas Catherine, Wandelen naar Kongo ; Editions EPO, Bruxelles, 2006.


