La limite comme chemin
2009-04-15 09:54:00 - by
Antoine Berlon
La limite comme chemin rend compte d’un acte simple : deux habitants de Bruxelles marchent pendant quatre jours au plus près de la limite de leur ville-région. Un geste poétique qui, sur une ligne tracée, invente son espace et ses passages, ses bords et ses liens.
La limite comme chemin
Quatre jours de marche sur le fil d’une entité régionale est un acte inutile. Il se mue en geste poétique pour celui qui le fait. Et pour cet acte ou ce geste, Florence m’accompagne. Nous sommes donc deux, en pensées solitaires et partagées, sur le même chemin ouvert par la
limite entre territoires.
La ligne est tracée, mais le mouvement invente son espace, embrasse les séquences hétérogènes et les passages diffus. Marchant du Sud, vers l’Est, le Nord, puis l’Ouest, notre gauche se tourne vers l’intérieur d’une poche, notre droite vers le territoire qui l’entoure. Une gauche et une droite d’un corps impossible à diviser, mais poreux. Semblable à la frontière qui sépare des entités autant qu’elle réunit ses bords.
La ligne est théorique, administrative. Sur le terrain, elle vit de topographies diverses, de langues, d’histoires et d’usages multiples qui irriguent chacune des parties. Bien sûr, les petites vallées ont deux versants, mais l’eau n’appartient à personne ; la route a deux côtés, mais les maisons se regardent.
Certains bords sont plus marqués que d’autres, subissant la poussée du centre qui rejette au plus loin les cimetières et de nombreuses cités de logements.
Pourtant, entre ces petites concentrations bâties, les quelques axes bien définis et la surabondance des nominations territoriales qui marquent la limite, l’épaisseur de la ligne s’effiloche dans de multiples chemins de traverse, coulées bucoliques, bouts de campagne, terrains vagues, zones d’avenir incertain, potagers partagés, grands morceaux de la forêt et petits débordements vivants. Un espace de passages
entre l’entour et la poche, qui se refait quotidiennement.
Florence Marchal et Jean-François Pirson. juillet 2008
Série de codes subjectifs selon Tiziano Lavoratornovi
2008-03-20 16:52:42 - by
Rafaella Houlstan-Hasaerts
Tiziano Lavoratornovi, 2006.
Dans le cadre de la première exposition towards à Recyclart, Tiziano Lavoratornovi a représenté par une série de codes subjectifs les multiples relations qu’entretiennent les différents lieux, collectifs et associations culturelles/activistes bruxelloises qu’il connaît.
Au travers du prisme de son expérience, ses données relatent l’histoire, les filiations ou interdépendances entre ces différents acteurs/activistes.


