Le Monde en chaussures...
2009-06-15 14:54:08 - by
Antoine Berlon
Cette carte a été réalisé par Emad Hajjaj, dessinateur pour le journal jordanien "Al-Ghad". Ici, chaque pays, chaque continent, est représenté par une chaussure, le limitant ainsi à un aspect communément admis. L’Amérique du Sud devient alors une chaussure de foot et les États-Unis ,une botte de cow-boy.
Source : Strange maps
The Yellow Flemish Wall
2009-06-10 15:38:09 - by
Antoine Berlon
"The yellow flemish wall" est la planche (voir fichier pdf) présentée par Vincent P.Alexis lors de son diplôme d’architecture. Ce travail présente une fiction basée sur la création d’une nouvelle commune de la Région bruxelloise. En voici le contenu qui mêle humour et grand projet de ville :
1 -La Flandres déclare son indépendance, la Belgique, pourtant pas si vielle que ça, n’existe donc plus telle qu’avant. Dans l’hypothèse où
Bruxelles et la Wallonie continue l’aventure belge, Bruxelles se retrouve
comme Berlin avant elle, isolée en territoire étranger...
2 – Le mur comme solution ? Impossibilité de communication entre
les néerlandophones et les francophones. Quel est le statut des
néerlandophones de Bruxelles ? Bruxellois attachés à leur racine
flamandes, ils sont du jour au lendemain « persona non grata » à Bruxelles. Usant de leur influence financière,ils décident de rester sur
le territoire bruxellois mais de se séparer néanmoins du reste de la ville
où ils ne sont plus chez eux.
La création de la 20ème commune de Bruxelles, une solution ?
BXL compte, selon des estimations 100 000 néerlandophones soit 10 ou 15 % de la population.
Conformément à cette proportion, il s’octroie 15% du territoire. Celui-ci étant limité, ils décident de s’implanter dans une logique mathématique
égalitaire. La 20ème commune de BXL comportera ainsi 256 « bits » de
350m sur 350 m, la moyenne d’occupation de ces « bits » est de 800
habitants. Cela correspond à de petits villages, idéal flamand de la vie en communauté. Ces murs enjambent, englobent les bâtiments existants.
Afin de se s’isoler conformément à leurs intentions, ils élèvent de hauts
murs sur le pourtour de leur nouvelle commune, vite surnommés « THE
YELLOW FLEMISH WALL » en raison de sa couleur pisseuse (avec la pluie, le lustre du jaune royal d’origine a vite disparu).
Les flamands jaunes de Bruxelles sont donc désormais séparés physiquement de l’environnement extérieur, la ville de Bruxelles est désormais invivable.
Une fois la construction du mur achevée, les nouveaux arrivants commencent par occuper les anciens logements. Inconfortables et inadaptés à leurs besoins, ils les délaissent vite pour construire leurs propres logements bien à eux. La destruction des anciens bâtiments étant interdite par la législation, ils commencent à construire dans l’espace restant : la rue. D’étages en étages, le niveau des murs est vite atteint. Un nouveau sol à l’air libre apparaît. Sur lequel tout est possible. Certains sauteront la phase de construction intérieure en concevant directement une toiture globale.
La rue devient alors intérieure. L’air, la lumière, le climat, tout est
désormais parfait à l’intérieur de ces bulles. Les commerces prospèrent, tout est propre, chaleureux, rien ne se dégrade. Ceux qui décident de construire leurs nouveaux logements à l’air libre ont la possibilité
d’habiter des lotissements de petites maisons ou les immeubles
fantasmagoriques... Les services nécessaires à cette nouvelle commune
correspondent à 1/3 de la superficie. Cela correspond à 85 plots. Il y a
entre autres :
– un zoo comprenant 256 espèces d’animaux différents, ce n’est pas beaucoup mais c’est déjà pas mal...
– une école d’architecture, où les jeunes flamands apprennent à faire de belles boîtes.
-plusieurs parcs d’éoliennes fournissant ainsi l’électricité nécessaire au fonctionnement de cette nouvelle commune.
– Mini-Europe, ce musée en plein air est installé au dessus du
parlement européen désormais ceinturé par le mur jaune [les
parlementaires, ne quittant jamais l’intérieur de leur bâtiment ne se
sont pas aperçu de la construction du mur, peut-être un vague bruit
de travaux tout au plus]. Ouvert à tout le monde, Mini Europe donne
une version d’une Europe belle et plaisante qui correspond aux souhaits
des flamands.
– le district de la vie nocturne, entièrement clos, disposant d’un éclairage artificiel 24/24H, la fête y est perpétuelle et l’ambiance garantie 100% brabançonne.
Tout cela fonctionne parfaitement et tout le monde est bien content."

