Origine des Parisiens en 1920
2009-06-15 15:59:29 - by
Antoine Berlon
Cette carte issue du blog "Strange maps" révèle que de nombreux parisiens ne sont en réalité que des migrants issus des différentes provinces française. Bien que réalisée en 1920, cette carte porte en elle un clivage Paris/Province aujourd’hui toujours présent qui reste très marqué dans l’imaginaire collectif. A Paris, lorsque l’on désigne une Région française, on parle de Province (ainsi un habitant de la ville de Marseille devient un provinciale au même titre qu’un habitant de Nantes). En opposition, "le Provinciale", parlera de "Parigot" pour désigner un habitant d’Ile de France. Dans les deux cas, ces termes ont une connotation péjorative et ils renvoient souvent à l’opposition existante entre la ville et la campagne. La Fontaine l’avait déjà souligné au 17ème siècle avec sa fable "Rats des villes, rats des champs".
Un autre élément compris dans la légende semble également intéressant à souligner : les provinciaux arrivant à Paris ont tendance à s’installer aux alentours des gares qui desservent leurs Régions d’origines. Ainsi le 12ème arrondissement contient principalement des Avignonnais, des Provençaux et des Lyonnais alors que le 19ème accueille des Alsaciens, des Lorrains et des Franc-comtois.
Jeunes en ville, Bruxelles à dos ?
2009-04-27 10:38:00 - by
Antoine Berlon
Cette étude est réalisée par l’asbl Samarcande et tente de présenter l’appropriation de l’espace urbain bruxellois par des jeunes de différents quartiers.
Une jeune d’Etterbeek
Bruxelles est la capitale de la Belgique et de l’Europe. Ville cosmopolite, elle offre à sa jeunesse de multiples facettes culturelles, sociales, économiques. Aussi, grandir à Bruxelles devrait ouvrir l’esprit. Et pourtant, Andrea Rea, sociologue à l’ULB, constate que la diversité entraîne de plus en plus l’adversité :"la ville offre une proximité physique importante mais une distance sociale de plus en plus grande". Les associations investies dans le secteur de l’aide à la jeunesse à Bruxelles voient grandir en même temps que les adolescents un sentiment de peur et de rancœur par rapport à cet autre bruxellois, inconnu et pourtant craint.
Des jeunes d’Anderlecht, de Woluwe-Saint-Lambert, et d’Etterbeek ont ainsi accepté de participer à cette étude en décrivant leur quartier, leur trajets quotidiens, et leur intégration au territoire bruxellois. Ces trois communes ont été choisi pour leur profil socio-économique différent.
Les jeunes ont réalisé des cartes mentales (à main levée et sans aucune aide extérieure) des lieux qu’ils fréquentent ou qu’ils sont censés connaitre. Il s’agit de transcriptions graphiques d’une représentation totalement subjective de l’espace, d’une construction individuelle qui reflète l’espace de référence de la personne interrogée.
Vous pouvez visualiser cette étude en cliquant sur le lien suivant :
http://www.ieb.be/wp-content/uploads/2009/03/jeunesenville-bruxellesados-print.pdf
Wolluwe-Saint-Lambert
Kader, 16 ans, Anderlecht
Leïla, 19ans, Etterbeek
What’s in a postcode?
2009-02-18 10:15:51 - by
Nicolas Malevé
From Wikipedia:
«ACORN (acronym for A Classification Of Residential Neighbourhoods) is a geodemographic information system categorising all United Kingdom postcodes into various types based upon census data and other information such as lifestyle surveys. It was developed by Richard Webber of CACI Limited, who also developed the competing MOSAIC system, and is sold to businesses, health and local authorities typically for marketing and planning purposes.»
A collage that glues together the top (Wealthy Achievers) and bottom (Hard Pressed) categories of the ACORN classification.
Schuman City : Cartes mentales de fonctionnaires Britanniques
2008-02-04 16:36:33 - by
Véronique
Jullie Caillez, 2002.
Dans le cadre d’une étude sociologique réalisée au sujet de l’appropriation socio-spatiale de Bruxelles par des fonctionnaires britanniques, Julie Cailliez s’est intéressée à la manière dont ces étrangers utilisent et structurent l’espace urbain, construisent une image mentale de Bruxelles et se repèrent en son sein. Pour ce faire, elle a demandé à une vingtaine de fonctionnaires britanniques de réaliser des cartes mentales reprenant les éléments structurants de leur perception de la ville.
A voir dans : Julie Caillez, Schuman City, Des fonctionnaires britanniques à Bruxelles, Ed. Bruylandt-Aca-demia, 2004.







